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Effets de la pure naïveté face aux massacres de Beni-Irumu: Les auteurs criminels sont identifiables et à découvrir ici.

Effets de la pure naïveté face aux massacres de Beni-Irumu: Les auteurs criminels sont identifiables et à découvrir ici. Featured

Dans cette région du Nord-Kivu et de l'Ituri, les civils sont massacrés dans la plus grande cruauté, à la suite d'une naïveté qui excède le tolérable.

 

Les massacres de Beni sont l'œuvre des criminels intégrés déjà au sein des unités des FARDC en plus de ces criminels (entretenus en dehors de l'armée) qui opèrent avec l'identité et une logistique au top assurée par les FARDC. Ils sont recrutés dans les milieux des groupes criminels de la région pour tuer et neutraliser ce noyau de la résistance congolaise au plan expansionniste d'un régime hégémonique de la région. Il s'agit de créer un espace non seulement exutoire démographique de ce pays qui veut rester une propriété exclusivement nilotique, mais aussi une zone d'influence aux accents des intérêts économiques.

 

Le projet mobilise donc des soldats rwandophones et ceux qui ont été initiés aux métiers des armes ou parrainés par cette hégémonie militaire. Ils se succèdent, depuis 1996, 1998, 2003, 2006, 2009, 2013, 2016, 2018, 2019, 2020, 2021, les uns aux autres à la tête des opérations militaires au Nord-Kivu, en Ituri et à l'État major de l'armée provinciale, pour contribuer chacun à son temps à l'aboutissement heureux de cette ambition.

 

Des unités spéciales constituées pour ce faire opèrent en toute quiétude, sans être concernées par les changements souhaités par la naïveté des congolais.

 

Un grand avantage pour les criminels de Beni et Irumu, c'est cette promotion, au sein de l'État major général de l'armée congolaise, des officiers issus du parrainage ou de l'école militaire des initiateurs du projet. Ils sont cette boîte noire qui pilote les opérations et édicte toutes les orientations stratégiques pour "tuer officiellement" sans être interceptés. Parce que c'est eux-mêmes qui sont en même temps chargés d'organiser des enquêtes pour qualifier les auteurs conventionnels des massacres.

 

Quand le Chef de l'État congolais, commandant suprême des forces armées, floué par ces officiers criminels, prend la décision de renforcer les troupes par des éléments supplémentaires et le pouvoir des militaires par l'État de siège, ces officiers en tirent profit pour déclarer des éléments fictifs en faveur de la prise en charge intégrale des criminels opérant dans certaines contrées de la région avec l'identité des FARDC. Une telle décision est perçue comme une passe d'or pour les criminels qui se déploient librement et officiellement.

 

A les voir, ils sont réellement des éléments des troupes loyalistes. Ils sont vêtus, armés, nourris, transportés et dotés en munitions par la logistique de l'armée nationale. La population vit avec eux, convaincue qu'il s'agit de sa propre armée. Et quand ils veulent, ils opèrent en tuant très facilement les populations innocentes, attribuant le forfait à l'imaginaire ADF réduite pourtant dès la première opération du Gen Ambamba à de simples activités de survie.

 

A quand la prise de conscience de cette criminalité par les autorités suprêmes du pays à qui les officiers géniteurs des massacres vendent les illusions cyniques d'une complicité locale? Ces derniers leur fournissent de faux renseignements qui protègent l'entreprise criminelle et manipulent les autorités du pays, en les montant contre les communautés locales traitées de victimes-coupables.

 

La stratégie du prétexte d'une pluralité des groupes maï-maï attribués fallancieusement aux communautés locales [alors qu'ils sont montés et dotés par les mêmes officiers au compte du budget de l'État] est la mieux exploitée par les initiateurs des massacres de Beni-Irumu qui ont eu le temps de penser leur plan. Grâce à cette fine conception d'un réseau criminel composé d'une bonne partie des soldats loyalistes et des éléments des groupes armés affiliés, l'entreprise criminelle se cache derrière le masque d'une fiction islamiste largement diffusée par des journalistes et activistes de la société civile associés et forfaitairement subventionnés.

 

Ainsi dans certaines contrées, l'une ou l'autre de deux parties au crime peut opérer au nom du réseau et la cellule de communication du réseau se chargera de crier haut à l'exploit de l'ADF, une bonne manière de mettre les criminels à l'abri des lanternes judiciaires.

 

Pour mettre fin à l'empire criminel déjà implanté en Ituri et au Nord-Kivu, il faut se méfier de décréter les opérations de grande envergure, même pas l'État de siège. Des stratégies qui sont juste bonnes pour alimenter le besoin d'un autoritarisme en quête de légitimité populaire. En procédant ainsi, l'autorité suprême du pays tombe dans le filet de l'ennemi qui en sort avantageusement financé pour intensifier ses actions, comme on le voit actuellement. Chaque décision prise dans ce sens par l'autorité, est une valeur ajoutée au succès du plan dont la mise en œuvre ne souffre jusqu'ici d'aucune faille.

 

Seul suffit pour restaurer la paix dans cette partie du pays, l'assainissement de l'État major général de l'armée, de l'inspection générale des forces armées ainsi qu'une relève totale des unités déployées dans la région de Beni-Irumu-Mambasa.

Géostratège

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