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Djihadisme ou voile d'acier pour les criminels actif à Beni ?  Les indices de L'État Islamique, coup réussi.

Djihadisme ou voile d'acier pour les criminels actif à Beni ? Les indices de L'État Islamique, coup réussi. Featured

Le discours sur le djihadisme islamiste peine à s'infiltrer dans la description des criminels qui opèrent dans la région de Beni. Tant la population victime a eu jusqu'ici l'avantage de se retrouver chaque fois en face à face avec l'ennemi qu'il décrit aisément (langue, taille, habillement, morphologie, ton, démarche, race...).

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Déjà en 2014, lorsque le Général Bahuma inaugurait avec succès les opérations Sukola I, la grogne de ceux qui étaient frustrés par les exploits sur l'ennemi voilé a été constatée dans le Chef de sa hiérarchie. Ainsi lui sera-t-il adjoint des Généraux et colonels qui seront déployés à Beni, pratiquement sans aucune fonction officielle dans les opérations. C'est ce qui ressortira des réponses du Général Mundos au moment de son audition au cours du fameux procès organisé à la suite de l'assassinat controversé du Colonel Mamadou.

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De l'avis de plusieurs observateurs, il ressort que parallèlement aux exploits réalisés par le Général Bahuma sur terrain, lui qui réussit à démystifier la structure ADF dans le triangle dit de la mort, un réseau criminel organisé clandestinement par certains de ses collègues officiers travaillait sur la systématisation d'une nébuleuse criminelle qui héritera le label ADF après la victoire fêtée par le patron des Opérations...

Pour ce faire, le régime politique qui régnait à l'époque avait réussi à organiser un recrutement stratégique des terroristes dans plusieurs pays, parmi lesquels le Yémen, la Somalie et le Kenya (Mombasa), grâce à un contact qu'il (le régime) venait d'établir avec l'organisation État islamique et d'autres groupes terroristes de la sous-région dont le El-Shabab. Un "journaliste" se targuait même avoir séjourné dans certains camps djihadistes dans la sous-région et qu'il maitrisait leur art de guerre. Et cela, dans le seul souci de se rassurer que les crimes qu'il entreprend en région de Beni ne lui seront pas juridiquement imputés.

Ces mercenaires recrutés auprès de ces groupes terroristes ont effectivement débarqué en RDC pour former une première équipe des combattants en territoire de Masisi (Nord-Kivu) à partir de l'année 2017. La CRDH et même le site Beni-Lubero avaient alerté à l'époque. C'est de Masisi que ces combattants seront déployés en région de Beni pour consolider le réseau qui s'organisait en marge des opérations du Général Bahuma, sous le leadership du Général Mundos (originaire de Masisi).

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Pendant que les soldats de Bahuma perçaient la forêt pour conquérir les bastions des ADF ougandais, un mouvement des migrations des populations dites "inconnues" était organisé et facilité par les autorités provinciales, sécuritaires et militaires impliquées dans l'entreprise. À l'avis de plusieurs témoignages, ces migrations servaient en réalité de stratégie de déploiement des combattants nouvellement formés à Masisi par les mercenaires des organisations terroristes connectées à l'État islamique. Ce réseau criminel en cours d'implantation étendra son rayon d'action sur l'espace Beni-Irumu, une zone touchée sévèrement par les massacres odieux des civils.

Après mûres contestations du djihadisme dans cette partie de la province du Nord-Kivu, au motif que les djihadistes n'opèrent pas dans un silence mythique comme celui des criminels (peureux de la justice à venir) de Beni, les organisateurs de ce génocide ont fini par chercher à anticiper les dangers qu'ils courraient si jamais la communauté internationale décidait de lancer des enquêtes pour punir ces crimes internationaux.

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En prenant en considération le risque judiciaire consécutif aux dénonciations et plaidoyers des leaders de la région et organisations internationales de droit de l'homme, les promoteurs des massacres de Beni ont exploré la piste djihadiste pour tenter d'emballer la communauté internationale et la République dans une unanimité autour de cette thèse. La défense et les éléments du dossier des contacts avec l'État islamique sont confiés à un journaliste reconverti donné pour connaisseur de la région, qui mettra son expertise en communication en jeu pour diffuser ces affabulations.

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C'est ainsi qu'une énième attaque de l'ennemi présumé ADF menée le 17 avril 2019 à Bovara près de Kamango, localité proche de la frontière avec l'Ouganda (une semaine après le passage à Beni du Chef de l'État actuel de la RDC) sera enfin revendiquée par un groupe État islamique. Alors que tous les indices descriptifs des assaillants les identifient comme éléments de l'armée régulière.

Cette revendication tardive des attaques (plus de 5 ans) par l'Etat islamique est sans doute l'aboutissement des dures tractations commencées en 2017 avec l'organisation terroriste. Le chef de l'ADF, le dauphin de Jammil Mukulu, nommé Baluku venait enfin d'être mis en contact avec l'État islamique et bénéficie de l'expertise en communication de certains journalistes au service de cette campagne via Général Mundos. Des écoutes téléphoniques ont prouvé un triangle communicationnel entre Baluku, un agent de l'État islamique et Mundos en personne. Ces journalistes déjà mis en contact avec les services de communication des groupes terroristes de la région ont pour mission de maquiller la thèse djihadiste islamiste (coup qu'ils ont réussi), en leur proposant des images tirées sur terrain et en relayant les revendications, par l'État islamique, des massacres commis dans la région. C'est de leur "objectivité et neutralité journalistiques" dont a besoin ce réseau criminel pour essayer de convaincre une opinion nationale et internationale sceptique à ce sujet, afin de se mettre à l'abri de la curiosité de la justice internationale.
Ces stratèges du crime avaient poussé le Général Mbangu (qui n'avait jamais fait partie d'eux) a évoqué à premier le nom MTN dans une réunion avec la société civile locale et les députés, suffisamment douteux, pour ne pas laisser le chantier à un groupe de seuls journalistes rattachés à Sukola I qui y travaillaient depuis, sans relâche.

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Cette campagne qui vise à légitimer la thèse djihadiste, en faveur des criminels épinglés par plusieurs rapports et par les populations rescapées a bénéficié des appuis multiformes du régime politique qui vient d'être déchu en RDC. Ce dernier aura beaucoup donné pour faciliter l'entrée en RDC des bandits et criminels recrutés dans certains pays voisins, afin de d'imprimer une connotation internationale du djihad islamiste. Ces facilités consistent à leur livrer des documents officiels (passeports, feuilles de route...) ou à leur laisser la frontière entièrement ouverte pour entrer et se mouvoir librement à l'intérieur du pays à partir de Nobili, de Kasindi ou encore de Goma. Jammil Mikulu, le chef reconnu de l'ADF avait déjà bénéficié, en son temps, du passeport congolais pour bien organiser ses contacts en vue d'asseoir sa lutte.

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Par ailleurs, à travers le déploiement annoncé de 21000 éléments des FARDC dans la région de Beni, les autorités congolaises ont enfin assuré la prise en charge de la mobilité des djihadistes qui ont su trouver le canal officiel de contourner la vigilance des groupes des jeunes locaux qui obstruaient le mouvement d'éléments supplétifs "ADF" à Beni. Les témoignages concordants en région de Beni affirment qu'une bonne partie de ces renforts militaires ont toujours pris au finish, la destination du triangle de la mort, en tant qu'éléments des troupes des ADF déployés à travers le système FARDC. Ce déploiement aurait donc offert aux criminels une opportunité de consolider leurs effectifs dans la région par des troupes entièrement intégrées dans la logistique des FARDC. Il n'est donc pas surprenant de constater que les ADF partagent la même logistique que les FARDC (rations, uniformes, armes, munitions, communication ou encore la solde...). Les informations non recoupées renseignent que les effectifs des unités de l'armée loyaliste déployés à Beni n'ont jamais dépassé le cap de 10 000 hommes qu'on peut voir et constater physiquement. D'où la nécessité d'une enquête à mener au sein des opérations militaires en cours à l'Est du pays, comme l'ont demandé récemment un député élu de Binia (Ituri) et son collègue de Beni (Nord-Kivu).

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