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Rdc: Voici les 3 causes qui pérennisent les massacres de Beni. Une révélation accablante et choquante.

Rdc: Voici les 3 causes qui pérennisent les massacres de Beni. Une révélation accablante et choquante. Featured

Beni a plus besoin des actions militaires efficaces que le simple déplacement du bureau de l’Erat Major Général et Q.G avancé des fardc en ville de Goma. C'est depuis 2013, que la population du territoire de Beni est sous les griffes des égorgeurs, tantôt on les appelle adf, groupes locaux, djihadistes, MTN, supplétif Mai mai. Malgré le lancement de l'opération, malgré la couleur et thermes qu'on a toujours attribué à l'ops. L’ennemi ne cesse d'inquiéter la paisible population. Problème d'identification de l'ennemi, fardc sont confondus aux rebelles par le fait de porter les tenues déchiquetées.

 

Après avoir observé ce qui se passe dans l'exécution de l'opération sokola 1, où nous avons vu un arsenal des officiers généraux faire des navettes à Beni, aucun soulagement n'a été trouvé. Au lieu que l'opération soit maintenant efficace, par le fait qu'on a sur militariser la zone où l'effectif est passé de 11 000 à 22 000. Maintenant le contraire est que l'ennemi a monté en puissance dans son mode opératoire. Certes, il y a un petit effort fourni souvent par quelques soldats compatriotes, mais beaucoup des défis restent à lever.

Voici quelques causent qui pérennisent les massacres de Beni :

1. Tactique : La cartographie de la zone s'avère urgente et une nécessité pour la réussite des opérations militaires dans la région Beni au Nord-kivu. L'étude de la carte permettra aux différents commandants d'unité de déployer ses hommes sur terrain où l'ennemi est localisable, ce qui n'est pas le cas tel que nous voyons aujourd'hui sur terrain. On voit les installations des positions FARDC qui ne respectent pas la tactique. L'articulation de force est aussi un défi majeur, où on voit une position de moins d'une section sur le passage ennemi. Soyons pragmatique, si on a une position d'un peloton de 26 hommes sur la route X, une section de 8 hommes fait une patrouille de surveillance, une section piquet (travaux au camps), un binôme en situation malade par exemple et une section de 8 hommes en Tambey, si le village environnant était attaqué par l’ennemi, combien d’hommes seraient disponibles pour l'intervention et combien resteront dans la défensive ?

Vous serez d'accord avec la CRDH, que tactiquement, aucune intervention ne viendrait de la position donc la population va être massacrée sans aucun secours. Disons que le renfort et relèvement posent problème. Ça c'est un exemple pour un peloton organique. Partant toujours de l'aspect tactique, nous avons des militaires qui sont maintenant tombés au niveau de base, c'est à dire, en durant trop longtemps dans la zone opérationnelle, sans faire des entraînements surtout dans le Dril A.I (dril d'action immédiate), manipulation de l’arme (lourde et légère, différentes positions de tir, différents port d'arme, maniement facile d'arme, statut de l’arme. )

Un autre problème s'observe lors du déploiement dans la zone d'action pendant l'action, on ne respecte plus les différentes formations, L à gauche, L à droite, tirailleur et j'en pense, le manque de tous ces éléments, met en cause l'efficacité et dynamisme d'un porteur d'arme. C'est pourquoi la relève de toutes les troupes se trouvant dans la zone opérationnelle est impérative.

 

2. Un Effectif fictif : On nous a toujours dit dans l'opération sokola 1 il y a 22 000 militaires, mais lorsqu'on voit l'ennemi pénétrer tout le territoire et ville, cela nous met dans un doute, et nous pousse de faire des analyses plus approfondies. Si une compagnie est constituée de 78 hommes, les 22 000 militaires constitueraient 282 compagnies organiques. Un bataillon de 5 compagnies organiques =390 éléments. Si on donne à la ville de Beni 3 bataillons ça ferait 1170 hommes pour la sécurisation d'une seule ville, sans compter la police.

 

Mathématiquement, si la grande agglomération d'oïcha pourrait être sécurisée par 6 Bataillons =2340 hommes. Prenons 20 bataillons= 7800 hommes pour le Secteur Rwenzori, Bulongo , lume, mwenda, alungupa, kylya, Makisabo, kisima kalembo, Masambo. Et les 10.000 hommes restants pourraient occuper les villages restants, comme eringeti, Mayimoya. Donc en termes de contrôle, une compagnie serait en mesure de contrôler un village, chose qui serait réaliste. Avec ce calcul,ça aurait réduire et faire disparaître la nuisance de l'ennemi. Posons-nous la question, y a-t-il 22 000 militaires à Beni ou c'est un chiffre médiatique dans le but de faire peur l'ennemi ou dans l'objectif de faire assoir la confiance entre fardc et population ? S'il y en a, y a-t-il pas des invalidés, morts ?


3. Aspect logistique: On assiste à une mollesse de déploiement des troupes dans des zones hostiles, par manque des véhicules. Pas de moyen de communication, pas une chambre satellitaire pouvant identifier les zones où l'ennemi se trouve à l'heure ou après 30 minutes. Nous observons des militaires sans chest webing (cartoucheurs, gilet par balle,) arme sans crosse, sans chargeurs de changement en cas de changement de chargeur d'urgence et tactique, en babouche, sans tenues de rechange, sans kit médical, Parlons maintenant du déplacement du QG.

Bien que le QG se soit déjà déplacé de Kinshasa jusqu'à Goma capitale de la Province du Nord-kivu, un mois un demi, cela reste un chantage médiatique, mais pratiquement, la population, nous n'avons pas encore senti si cela est réellement vrai, d'autant plus que l'ennemi ne cesse de multiplier ses atrocités sur les paisibles populations. Ledit déplacement du QG, serait une solution une fois pour toute, mais chose grave, aucune étincelle de la paix n'est prévisible pendant le 1 mois de l'installation. Autre fois, Nous avions mis confiance au peloton des officiers généraux à Beni, tout en pensant que ce serait une solution durable mais hélas ! Aujourd'hui le QG est présent selon les officines, mais aucune action de grande envergure n'est observée. Même à Goma où le QG est installé, le taux de criminalité est à la hausse dans cette ville.

 

Le 80 jours suffisent pour évaluer si le QG serait à hauteur d'éradiquer tous les groupes armés oeuvrant au nord kivu, pour nous population, ça c'est déjà un échec en aval. Bien sûr, nous avons une seule armée fardc, mais qui a déjà montré ses limites face aux massacres qui s'observent dans la région de Beni. Faudra-t-il toujours espérer parce qu'elle est notre seule force loyale alors que les vies humaines disparaissent ? La réponse c'est non, la RDC peut recourir à faire appel à une force armée étrangère comme cela été fait à Bunia. Apart ça, nous nous réveillerons sous un autre régime.

 

Enfin, recommandons au Président de la République Félix de passer aux toilettages dans l'armée congolaise qui est remplie par les insouciants de la misère du congolais.
La RDC mérite mieux, Beni a besoin de la paix, rien que la paix.

Cellule de communication Crdh.

Muhindo Kinzandu Célestin

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